Budget 2017de Brest « 146 pages de larmes et de crispations » Et colère.

La presse locale dévoilait en novembre dernier les grands traits du prochain budget de la ville de Brest. C’est l’horreur. Tous les moyens sont pris pour s’en prendre aux familles et à la population. « 146 pages de larmes et de crispations » a commenté la presse locale.

Brest budget

Déjà l’année passée, il y a eu la fermeture du collège de Kérichen et la baisse des dotations aux Patronages Laïques.

Cette année, rien n’échappe à leurs forfaits !

Voici quelques exemples  qui font dire aux organisations syndicales  « un catalogue de régression sociale »:

  • « Finie la gratuité des piscines pour les associations. … La Métropole pourrait s’attaquer aux piscines en révisant le nombre de créneaux publics … et la fermeture de la piscine Buisson. »
  • « Crèches et halte d’accueil : la main au porte-monnaie. Dans ce dispositif, serait revu à la baisse le nombre de places de garde atypique de la petite enfance financées par la Ville. Pour optimiser les recettes des activités périscolaires, il est notamment envisagé de modifier la tarification de la halte d’accueil à compter de 2018. La gratuité qui avait cours pour les familles les moins aisées serait supprimée et une tranche de facturation supplémentaire serait créée pour les plus aisés.
  • « Suppression de la halte-garderie de Kerangoff à l’étude. Deux options sont sur la table : soit la suppression sèche des 20 places de halte-garderie, à Kerangoff, soit la suppression nette de dix places avec un accroissement du même nombre à l’accueil collectif de Recouvrance (ce qui aboutirait à la fermeture de l’accueil individuel de Kerangoff).
  • « Des Tap payants. D’ici 2018, le document parle aussi de réviser l’enveloppe consacrée aux transports scolaires, « le réseau Bibus devant permettre de développer l’utilisation des transports en commun pour les sorties scolaires ». La Ville pourrait aussi s’attaquer aux Tap. Il serait envisagé de les supprimer en maternelles et de les généraliser sur la pause méridienne pour les primaires. Il est surtout évoqué de les facturer.
  • « Suppression de dicos pour les sixièmes. Il est fait état d’une baisse de dotation de mobiliers dans les écoles. Dans le même registre, il est aussi prévu de supprimer la distribution de dictionnaires en CM2, lors du passage en sixième.
  • « Les séjours d’été supprimés. 128 jeunes Brestois étaient inscrits en 2016 et ces séjours s’adressaient plus particulièrement aux jeunes issus de familles en difficulté. S’agissant des accueils de loisirs sans hébergement, sont envisagées également la fermeture et la vente du local de Menez Paul, avec redéploiement vers le centre de loisirs de Kerichen.
  • « illuminations de Noël à la charge des commerçants. Et pas de petites économies : Quant aux illuminations de Noël, la Ville estime que le coût pourrait être pris en charge par les commerçants.
  • « Fin de la billetterie sociale. Le budget autonome du CCAS ne sera pas épargné. Il est ainsi fait état de la suppression de la billetterie sociale, de la fin des cadeaux de Noël aux résidences pour personnes âgées extérieures à la collectivité ou encore de la réduction du service de portage des repas.
  • « La régie voirie confiée à des sous-traitants. Pour réduire la masse salariale, à l’horizon 2018-2019, il est question de diminuer l’activité de la régie voirie en matière d’aménagement. … Il serait fait appel à des sous-traitants pour certains chantiers d’entretien (revêtements, gros volumes, etc.). Dans le même registre, est évoquée l’idée de « recentrer » les régies bâtiments sur des activités de dépannage et de maintenance et de « développer la polyvalence ».
  • « On serre la vis sur les équipements culturels. Dès l’an prochain, le conservatoire de musique va devoir diminuer ses coûts de fonctionnement de 1,2 %. La feuille de route propose l’arrêt de la subvention accordée à Penn ar Jazz  et on propose une mutualisation avec La Carène. Mutualisation aussi, entre le Mac Orlan et la Maison du théâtre, avec création d’une seule structure. Concernant Le Quartz,  … que Brest Métropole donne moins.
  • Réduction des subventions accordées aux partenaires. L’objectif de réduction des financements de Brest Métropole à chacun des partenaires est énoncé. Sont concernés le Technopôle Brest Iroise, la Mission locale, l’office de tourisme.
  • Des efforts en interne aussi. Des économies sur la fréquence et la nature de l’entretien des locaux sont évoquées. Tout ce qui touche à la reprographie pourrait être externalisé. L’amplitude de l’accueil physique à l’hôtel de métropole devrait être revue à la baisse. À la ville, on parle de systématiser la prise de rendez-vous pour les démarches chronophages pouvant être planifiées (carte d’identité, passeports)… le format du magazine « Sillage » revu et le magazine « Port de Brest » suspendu.

Comment résumer un tel projet ?

Tout ce qui touche à l’enfance : crèches, halte-garderie, écoles maternelles et primaires avec les TAP payants ; tout ce qui touche aux plus démunis et à ceux qui ont la charge de les aider (associations, CCAS), … jusqu’à la suppression des cadeaux de Noël aux personnes âgées ; tout ce qui touche à la culture ; tout ce qui touche à l’accueil de la population en Mairie ; touche qui touche aux personnels avec une première liste de privatisation de services ; …

En un mot : un budget de guerre contre la population! Et ils trouvent étonnant que la population brestoise diminue ! En présentant un tel projet agressif, ils se préparent à quelques concessions pour mieux sauver l’essentiel de leur saccage en disant qu’ils ne peuvent faire autrement.

D’où vient cette politique ?

Du « Pacte de responsabilité » avec ses 50 milliards en moins sur les dépenses publiques dont 11 pour les seules collectivités locales afin de verser 41 milliards de cadeaux aux banques et au patronat au nom du respect des critères de Maastricht et de l’Union européenne. La baisse des dotations de l’Etat est de 13 millions d’euros depuis 2014 pour la ville et BMO. Le double pour 2017 ?

Que disent les élus ?

Ils ont soutenu la loi NOTRe et la métropolisation pour “sauver les dotations”. Il n’en est rien!« On n’y peut rien, c’est la loi. Il faut se plier à ces baisses et « réduire la voile », on ne peut pas voter un budget en déséquilibre. C’est la loi ! » C’est inacceptable ! On ne peut accepter ces réponses.

La seule réponse c’est la rupture totale avec cette politique, la rupture avec le Pacte de responsabilité afin de rendre aux communes les moyens nécessaires pour les besoins de la population et des plus fragiles en particuliers. Le 5 novembre, lors d’une conférence nationale de 507 délégués de toutes tendances appuyés par 6383 signatures publiques, s’est constitué un « mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Vème République ». Son but est d’aider le peuple tout entier à se frayer le chemin de la démocratie et de la reconquête.

Non au projet de budget ! Pas touche à nos enfants, à nos personnes âgées, aux associations !

Restitution de tous les budgets à la ville ! Non au « Pacte de responsabilité » !

Abrogation de la loi NOTRe!

(Ces informations ont été publiées par tract à la population de Brest, le 16 novembre 2016)

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